Cancer du sein : risque confirmé de l’association oestrogènes et progestatifs

Cancer du sein : risque confirmé de l’association oestrogènes et progestatifs

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On savait déjà que la thérapie hormonale de substitution, qui est donnée aux femmes qui supportent mal les inconvénients et problèmes rencontrés à la ménopause, augmentait le risque de cancer du sein ainsi que la mortalité. Mais il s’agissait de la conclusion d’une étude randomisée (la Women’s Health Initiative - WHI) ; par contre, dans les études dites observationnelles, les chercheurs avaient pourtant l’impression que la survie était meilleure chez les femmes qui associaient les oestrogènes et la progestérone. Une nouvelle étude tente de mieux comprendre cette différence entre ces études.

Pour voir ce qu’il en était, des chercheurs ont observé pendant deux ans des femmes après la ménopause, des femmes qui n’avaient pas subi d’hystérectomie, et avec des mammographies négatives (absence de cancer détecté). Une partie d’entre elles utilisaient une thérapie associant oestrogènes et progestérone, l’autre non. Ils ont constaté que le taux de cancers du sein était plus élevé dans le premier groupe ; et plus le moment où elles ont commencé à prendre cette thérapie hormonale de substitution était proche de leur ménopause, plus ce risque augmentait…

Si les deux types d’études se contredisent, c’est probablement parce qu’elles ne prennent pas en considération les mêmes choses. Ainsi, les études observationnelles ne tiennent pas compte du fait que l’incidence des cancers du sein (leur nombre) est plus élevée chez celles qui prennent l’association d’hormones ; donc, au final, il y a plus de femmes touchées, et même à taux de mortalité égal par rapport à celles qui ne prennent pas cette association, in fine, le nombre de femmes qui en décèdent est très logiquement plus élevé…

Il ne faut donc pas dormir sur nos lauriers, et rester vigilantes avec ces thérapies de substitution… Les prendre en dernier recours, le plus tard possible, lorsque les problèmes liés à la ménopause sont vraiment difficiles à supporter est la meilleure solution. Et toujours en fonction de son histoire personnelle et familiale, pour évaluer le risque de cancer, avec son médecin !

Référence : Rowan T. Chlebowski, JoAnn E. Manson, Garnet L. Anderson, Jane A. Cauley, Aaron K. Aragaki, Marcia L. Stefanick, Dorothy S. Lane, Karen C. Johnson, Jean Wactawski-Wende, Chu Chen, Lihong Qi, Shagufta Yasmeen, Polly A. Newcomb, and Ross L. Prentice. Estrogen Plus Progestin and Breast Cancer Incidence and Mortality in the Women’s Health Initiative Observational Study. J Natl Cancer Inst, March 29, 2013 DOI: 10.1093/jnci/djt043
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