Docteur Ibra Ndoye : Nous vivons, actuellement à Tambacounda, une épidémie de type généralisé

Docteur Ibra Ndoye : Nous vivons, actuellement à Tambacounda, une épidémie de type généralisé

sendocteur.com VIH

En marge d’une rencontre tenue à Tambacounda, le président du Comité national de lutte contre le Sida (CNLS), docteur Ibra Ndoye a révélé que la région sus cité, a une prévalence de plus 1% contre 0,7% à l’échelle nationale. Ainsi, la région de Tambacounda vit une épidémie du Sida de « type généralisé. » « Nous vivons, actuellement à Tambacounda, une épidémie de type généralisé, et c’est lié, en partie, à la propension des sites d’orpaillage.

Le pays vit une épidémie concentrée globalement, parce que nous avons une prévalence de 0,7% dans la population générale et nous avons malheureusement dans cette région une prévalence inférieure à 1%, on est passé à plus de 1%. » « On a beaucoup parlé de ce site d’orpaillage de Diyabougou qui regroupe plus de 10 nationalités et vous savez que les prostituées quittent souvent Dakar pour aller là où il y a l’argent.» a indiqué Docteur Ndoye qui confie que des dépistages effectués sur une centaine de personnes rien que sur ce site, ont fait état de 10% de séropositivité. Ainsi, il interpelle les acteurs à être « plus vigilants et à faire en sorte que l’épidémie du sida soit considérée comme un réel problème de santé publique ».

Le CNLS ayant réalisé, dans le cadre de sa campagne d’accélération, des centaines de dépistages dans les zones d’accès difficile, a ciblée Diyabougou situé dans le département de Bakel et plus précisément dans la communauté rurale de Sadatou. « Je pense que nous devons tout faire pour que la riposte au VIH soit une riposte permanente dans la région de Tambacounda, parce que quand on a une épidémie généralisée, on doit parler du sida partout : dans les maisons, dans les familles, les mosquées, les églises. » estime Docteur Ndoye.

Néanmoins, Dr Ndoye a essayé de relativisé en affirmant que « nous pouvons, en tout cas, être confiants, si on sait qu’aujourd’hui, nous ne sommes pas encore à plus de 2%. On peut faire quelque chose comme ce fut le cas dans la région de Matam. » « C'est difficile de stigmatiser les autres pays, nous sommes dans la même sous-région.» Ainsi, il sera question de faire face à cette situation en essayant de « voir comment faire un programme entre les districts frontaliers du Mali et du Sénégal. Je pense que c’est important de redynamiser cette coopération et ça permettrait de voir comment gérer des sites comme Diyabougou. » note Dr Ndoye. 

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